Jinjiang Sabart février 2023 conférence de presse CGT et Ralf Blindauer

 

Jinjiang Sabart, une gouvernance inadmissible et dangereuse.

Le mercredi 8 février la CGT Sabart et son avocat Ralf Blindauer avec son assistante Sandrine, organisaient une conférence de presse et un rassemblement devant l’entrée de l’usine de Sabart. Une vingtaine de personnes (salariés, ex salariés, syndicats CGT, UL CGT, l’UD CGT avait dû se faire excuser, Mathieu Bru CGT Bélesta, une délégation de cheminots en lutte contre la réforme des retraites, Françoise Engler secrétaire du PCF 09 accompagnée de plusieurs adhérents, Florence Cortes secrétaire d’EELV et Bénédicte Taurine avec son ex attaché parlementaire) avaient répondu à cet l’appel pour soutenir 3 salariés, dont le délégué CGT de l’usine Frédéric Diaz, convoqués à un entretien préalable pouvant aller jusqu’au licenciement. Frédéric Diaz venait de se voir refuser d’assister un salarié convoqué au motif que ce salarié et lui ne sont pas dans la même entreprise. Car nous apprenions ce jour-là que les presque deux dizaines de salariés de Sabart se répartissaient en plusieurs sociétés dont deux avec un seul salarié chacune. La presse susceptible de travailler dans un des métiers de la forge rouille à même le sol de la cour de l’usine. La refonte par Sabart Recycling, de morceaux d’avions récupérés et découpés par le groupe Tarmac Aérosave s’effectue dans des conditions de travail d’un autre siècle. A l’usine de Sabart toutes ces unités, billettes, récupération, et d’autres s’entrecroisent, se mélangent et il arrive que les salariés travaillent aussi bien pour l’une ou l’autre.

Ralf Blindauer « ce conflit est un dossier hors normes, on dépasse toutes les bornes, c’est du jamais vu ». Licenciements, nombreux accidents du travail en 2022, conditions de travail lamentables, dysfonctionnement de l’outil de travail malgré la maintenance, pressions intolérables, roulements de travail de nuit sur 6 jours, mise en danger de la vie et de la santé d’autrui, et refus de la direction d’exécuter une demande d’expertise risques graves ont conduit les salariés, le syndicat et l’avocat à lancer des procédures juridiques au pénal et aux prud’hommes. Le procureur de la république à ouvert trois enquêtes menées par la gendarmerie.

 

Point positif, il n’y aura pas de sanction pour les trois salariés convoqués. Le rassemblement y aurait-il été pour quelque chose ?

      Travail des crasses             la presse rouille sur le sol

4 vidéos

Vidéo 1 : fumées lors de la refonte de copeaux

Vidéos 2 et 3 : Tamisage de crasses

Vidéo 4 : Remplissage du Tamis