MARDI 24 février 2026 grève à l'Hôpital du CHIVA. Mobilisation impressionnante des salariés.
Sur la photo, Virginie Fachon déléguée syndicale CGT informe sur la tenue de la réunion avec la direction et demande aux agents confirmation aux agents des thèmes définis en assemblée générale qui seront portés devant la direction.
Dans la fonction publique, une grève est préparée avant la date de l’action. Un préavis de grève doit être déposé 5 jours avant la grève. Ce sera fait le mercredi 18 février.
Préalablement à cette formalité, la CGT du CHIVA a organisé une assemblée des syndiqués, suivie d’une assemblée du personnel avant toute décision définitive. Autant dire que l’imminence d’un mouvement social ne pouvait être ignorée.
Pourtant, le directeur et le directeur des ressources humaines prendrons des congés pour aller au ski.
Interpellée par la CGT, l’Agence Régionale de santé, faisait revenir la direction pour que les grévistes soient reçus le jour de la grève. Présent sur le site dés 8h du matin, ils ne seront reçus que dans l’après-midi dans un auditorium trop petit pour recevoir les plus de 80 agents hospitaliers. Presque tous les services étaient représentés ainsi que les Ehpads du CHIVA.
Virginie Fachon pour le syndicat de l’hôpital mettra le directeur en face ses responsabilités, elle l’accuse de « créer de la misère sociale et des dommages très importants dans la vie des agents, il y a vos tableaux exels et après, il y a la vraie vie ». Les salariés de chaque service prennent la parole et apportent le témoignage des conditions dans lesquelles ils doivent s’occuper quotidiennement des patients. Leurs témoignages valident les paroles de leur déléguée CGT.
Des salariés en arrêt de travail, voire en accidents de travail dument reconnus par le service et le corps médical, sont appelés chez eux pour qu’ils reprennent le travail. Une entreprise privée « Médical Europe » est recrutée pour surveiller ces arrêts de travail. Une procédure de licenciement est lancée à l’encontre d’un agent qui dénonce des faits, sans motif clairement signifié. Les agents non titulaires de la fonction publique hospitalière, les contractuels au nombre de plus de 500, dont leur emploi est marqué par des contrats de travail successifs de quelques mois, voient leur avenir au CHIVA menacé par une non-reconduction de leur contrat, tout simplement parce qu’ils s’expriment sur leur travail. Face à des plannings sans cesse modifiés, ces salariés ont peur pour leur avenir et se considèrent « loin de la bien traitance » dira l’une d’entre eux.
Harcèlement, pressions en tous genres des hiérarchies, y compris syndicales, non-renouvellement de contrats, sous effectifs chroniques, chantage au déficit, telles sont les conditions de travail et de vie des salariés du CHIVA.
« Nous nous battons pour sauvegarder le peu de moyens que nous avions obtenus il y a quatre mois pour obtenir les bras nécessaires à notre travail au quotidien » dira une salariée. « Nous ne sommes pas responsables du déficit » diront plusieurs autres.
Au terme de cette rencontre de plus de trois heures, le directeur s’engage à répondre aux revendications, de reconsidérer certains contrats non renouvelés de revoir des procédures disciplinaires en cours.
La réponse était attendue avec impatience. Elle est décevante et indigne.
Le syndicat CGT distribuera un tract analysant la réponse de la direction transmise par mail.
« Force est de constater, à la lecture de son courriel, que ses réponses trahissent ses engagements. La cohérence et le sens des responsabilités font défaut.
Cette direction et son chef d’orchestre, font fi des revendications des personnels. Pendant 3h30, il a joué un rôle, mentant aux agents droit dans les yeux.
C’est une politique délibérée et la négation de la souffrance des personnels, la dégradation des conditions de travail et de la qualité de la prise en charge des usagères et usagers ariégeois… Ce comportement est indigne, méprisant, pour l’ensemble de la population hospitalière, mais aussi pour les usagères et les usagers du service public hospitalier ariégeois. »
La direction est aujourd’hui totalement discréditée.
La confiance est rompue. Faute de réponses, nous nous adresserons aux autorités compétentes. Conclue le tract.
Voilà bien le résultat de la politique capitaliste du gouvernement qui préfère apporter 211 milliards d’aides aux actionnaires des grandes entreprises et augmenter les budgets militaires pour aller dans le sens de l’impérialisme état-unien au mépris des services publics, et de l’intérêt des populations.

