Pour nous, l’urgence, c’est la sécurité de l’emploi !
Lancement d’une campagne nationale des communistes
Au-delà de la problématique climatique, la crise du système, renforcée par celle du COVID, génère des dégâts humains catastrophiques. Baisse des rémunérations, licenciements, la jeunesse se voit confrontée à un horizon bouché, explosion de la pauvreté.
Encore une fois le grand gagnant du plan de « relance » c’est le capital.
Alors que l’on a l’expérience de plusieurs décennies de versement d’argent public aux grosses entreprises, sans résultats ni sur l’emploi, ni sur l’environnement, l’état continue à leur distribuer des aides sans contrepartie réelles. Les grands groupes continuent de verser des milliards de dividendes au monde de la finance. Les 1% se gavent toujours.
Des aides aux profits et aux investissements, cela ne fait pas de l’emploi !
L’état tente de compenser une diminution du temps de travail par du chômage partiel de longue durée avec des allocations limitées dans le temps jusqu’à seulement 70% des salaires. De meilleurs accords sont obtenus quand les travailleurs organisés, syndiqués luttent.
En Ariège, les aides du plan de relance ne sont pas arrivées. Le secteur santé attends toujours. Comme partout en France les travailleurs, les retraités, sont appelés à mettre la main à la poche.
Les reports de commandes des grands donneurs d’ordres de l’aéronautique ont de fortes conséquences l’industrie toujours prépondérante en Ariège. Marquées par des situations différentes, Aubert Duval qui était déjà dans une mauvaise passe, MKAD confronté à une évolution technologique des matériaux utilisé, les nombreuses PME sous-traitantes, sont dans de grandes difficultés avec les répercussions générées dans les emplois induits.
L’heure est venue de construire le système d’après.
Le chômage et la précarité ne sont pas une fatalité !
La crise sanitaire et économique doit être mise à profit pour engager la société dans une révolution sociale et écologique de la production en partant du travail, de l’emploi pour répondre aux défis de notre temps en imposant plusieurs exigences :
- Baisser le coût du capital (dividendes, intérêts bancaires) pas celui du travail !
- Mettre l’argent de l’État, des banques, des entreprises au service du travail, de l’emploi et des services publics.
- Créer un système de sécurité d’emploi et de formation pour permettre à chacune et chacun tout au long de sa vie, sans coupure avec le travail, une mobilité choisie une sécurité accrue de ses revenus et de ses droits et une élévation qualifiante de ses connaissances.
- Attribuer de nouveaux pouvoirs aux travailleurs·euses, et citoyen·nes et construire de nouvelles institutions politiques pour définir les besoins, leur mode de production et de consommation. Nous ne pouvons pas faire confiance au marché pour organiser la production.
Pour cela, nous portons cinq exigences dans le débat public et une pétition nationale :
- Interdire les licenciements dans les grands groupes bénéficiant de fonds publics et instaurer un droit de contre-proposition des salarié·es et des habitant·es permettant de mobiliser l’argent des banques.
- Objectif Zéro jeune au chômage ou sans formation correctement rémunérée.
- Augmentation des salaires, des minima sociaux, un revenu minimum décent, pour les 18-25 ans et l’application stricte de l’égalité professionnelle femmes-hommes et la fin du racisme et de toutes les discriminations.
- Un plan d’embauche et de formation dans la santé et l’éducation nationale et l’annulation des fermetures de lits, d’hôpitaux, de classes et de postes. Le remplacement de Pôle emploi par la mise en place d’un service public de l’emploi et de la formation, doté d’une mission de sécurisation et de formation.
- Un fonds de sécurisation de l’emploi, de la formation et pour la transition écologique, géré démocratiquement, pour agir sur les décisions des grandes entreprises et des banques et faire contribuer le capital et les profits.
Les députés et sénateurs communistes sont mobilisés autour de ces propositions.
Localement nous porterons un courrier à Madame la Préfète le 9 Octobre à 15h. Nous appelons tous ceux qui le souhaitent à participer à ce rassemblement.

